Camping en France : baisse de la demande par rapport à 2019

Camping en France : baisse de la demande par rapport à 2019

La pression sur le pouvoir d’achat a des conséquences sur les décisions des Français concernant leurs vacances d’été. Alors que la saison 2022 pour l’hôtellerie de plein air avait bien démarré, l’inflation et la guerre en Ukraine sont venues ralentir la demande.

Nous avons en effet remarqué une baisse des recherches sur internet autour de tous les sujets sémantiques du camping. Une première chute légère fin février est apparue, pour ensuite reprendre une croissance supérieure à 2019 de mars jusqu’à fin mai, mais qui reste en deçà des deux années passées.

Au mois de juillet, nous pouvons observer une hausse de l’intérêt en dernière minute. Cependant, cette hausse semble s’arrêter également en deçà des niveaux atteints sur les années précédentes selon Google.

Source : Google Trends

Vacances : Baisse générale de la demande en France

Face à la hausse de l’inflation,  les Français comme les habitants d’autres pays européens, sont contraints de changer leurs habitudes d’achats au quotidien et voire même de faire évoluer leurs choix pour les vacances d’été. Les voyageurs sont avant tout à la recherche de bons plans et de promotions, tandis que l’intérêt pour les conditions d’annulation et de report qui occupaient une place centrale ces deux dernières années, voit son taux stagner, voire diminuer, dans l’ensemble des pays européens.

63% des Français ont modifié leur choix pour les vacances d'été

Le baromètre d’Odoxa qui s’est penché sur les impacts réels de l’inflation dans la vie quotidienne nous montre que 63% des Français qui avaient prévu de partir cet été ont modifié leurs objectifs à cause de l’inflation, soit en choisissant une nouvelle destination (19%), soit en réduisant la durée du séjour (20%) ou même en renonçant à partir (24%). 

Au contraire, près de quatre personnes interrogées sur dix maintiennent leurs plans, pour le moment (37%).

Source : Europe1

Un trajet en vacances qui lui aussi coûtera plus cher

Tout compris, le budget de déplacement risque d’être plus impactant pour le portefeuille selon Le Figaro.

Cette année, prendre la voiture coûte plusieurs dizaines d’euros de plus en carburant qu’en 2021 (une hausse de 46,5% pour le diesel et de 37% pour l’essence). 
L’addition ne s’arrête pas là : les péages ont aussi vu leur prix augmenter, en février dernier, de 2,05% pour le réseau APRR, 1,89% pour le réseau Cofiroute et 2,19% pour le réseau ASF.

Pourtant, de manière générale, l'industrie touristique se réjouit du taux important de réservation dans les hébergements. Comment expliquer ce paradoxe ?

Il n’y a pas que l’inflation : la pandémie a aussi rebattu les cartes des vacances. Trop longtemps privés de leurs proches, les Français veulent voir leur famille : c’est le but de 70% des départs en vacances. Didier Arino, président du cabinet Protourisme, parle même d’un « retour de la convivialité » sur BFM.

Sur les 60% de Français qui partent en vacances, 40% partent dans des établissements non-marchands, donc chez des amis ou de la famille. Les 20% restants dépensent des budgets plus conséquents, avec des billets de train ou d’avion, des restaurants, des hébergements marchands… L’industrie touristique est plutôt partie pour bien reprendre car les ménages plutôt aisés ont mis de côté durant la pandémie en raison de la réduction des dépenses de loisirs.

 “Sur les 60% de Français qui partent en vacances, 40% partent dans des établissements non-marchands”

C’est le phénomène de « revenge tourism » : essayer de rattraper les privations de ces dernières années en s’offrant de belles vacances. Il est peu probable que l’inflation et le prix des carburants limitent ces départs. Mais ça n’est pas le cas pour les classes moyennes. L’industrie touristique peut donc très bien repartir avec moins de vacanciers par rapport aux années précédentes. C’est le signe que les inégalités progressent explique sur Franceinfo, Sandra Hoibian, directrice générale du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie, spécialiste des questions liées au tourisme.

Et à l’international ?

Nous observons une très légère baisse d’intérêt également pour l’hôtellerie de plein air sur les Pays-Bas (inflation de 8,6% en juin selon le CBS), avec un pic de recherche légèrement plus tard dans l’année. Le niveau reste cependant en dessous du niveau observé en 2021.

Source : Google Trends

Il en est de même pour le marché allemand, qui se situe en dessous des niveaux observés en 2021 et 2020. Le niveau d’intérêt est cependant au-dessus de celui observé en 2019. 

    Source : Google Trends

    Le marché belge est cependant en forte croissance pour les vacances en camping. On observe ainsi une hausse de 8 points par rapport à la même période en 2021 qui restait une année record pour l’intérêt des vacances au camping.

      Source : Google Trends

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      Auteur:

      Priscillia

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